Partir vivre à Québec en famille

Partir vivre à Québec en famille

Je suis parti vivre à Québec (la ville, située dans la province du même nom) en famille. C’est ce qui explique pourquoi je publie peu ces derniers mois ici, ainsi que sur Facebook et Instagram. Voici donc un retour d’expérience sur ce projet et sur nos premiers jours dans la belle province, où l’Amérique est en VF. Et comme on reste tout de même sur un blog auto, je vous parlerais dans un second article de nos deux véhicules de location. À savoir un Volkswagen Atlas et son 3.6 V6 puis à bord d’une Subaru Impreza 2.5i louée via Turo.

C’était un vieux rêve enfoui sous le tapis : partir vivre un jour à l’étranger, découvrir de nouvelles choses et une nouvelle culture, que ce soit le quotidien. 

Si la pandémie a bien des aspects négatifs, elle aura permis à de nombreuses personnes de regarder sous leurs propres tapis. Mais je ne vais pas m’éterniser sur ça, et rentrer dans le vif du sujet.

Partir vivre à Québec

Pour partir vivre à Québec (ou ailleurs au Canada), il y à plusieurs étapes : l’envie d’y aller, prendre des infos sur le coin visé (Quelle province ? Quelle ville ?) puis la prise d’infos sur la partie administrative, le début des démarches côté France et côté Canada, la préparation pour le départ et l’arrivée, l’arrivée et ses imprévus.

Envie d’aller au Canada

Chateau de Frontenac à Québec

Dans notre cas, nous avions déjà envie de visiter le Québec. En effet, en 2019 nous avons préparé un road-trip au Québec, pour Octobre 2020. Et à quelques semaines de prendre les billets d’avion, la location de la voiture et les logements… la petite gripette chinoise qui devient pandémie ! 

C’est un peu le point de départ de cette expatriation au pays de l’érable. La pandémie, les confinements successifs, tout ça nous aura donné du grain à moudre sur ce projet.

Prendre des infos 

Bien avant de partir, il est nécessaire de prendre des infos sur le pays. Du moins, des infos plus poussées que les lieux touristiques. Surtout quand… on y a jamais mis les pieds !

En effet, il faut regarder la partie économique et financière. Ainsi que choisir la province, éventuellement la ville puis sonder le marché de l’emploi local. Ensuite, il est nécessaire de déterminer les statuts avec lesquels partir.
Ce peut être un permis de travail fermé (et les différents type de permis qui existent, comme la mobilité francophone par exemple), un permis de travail ouvert (comme le PVT ou le JP) ou encore le permis d’étude. Autant vous dire que tout ça prend du temps, et que ce n’est que le début des péripéties sur la route du Canada.

Dans notre cas, nous visions deux provinces : le Nouveau-Brunswick avec la ville de Moncton et le Québec à… Québec. Parce que oui, on dit “au Québec” pour parler de la province. On dit “à Québec” quand il s’agit de la ville.

La première est plutôt rurale quand la seconde se veut plus un mélange entre Amérique du Nord et Europe. Nous avons finalement opté pour la ville de Québec, après avoir dressé une liste « de pour et de contre » sà l’aide d’un post-it sur le frigo (si si, pour de vrai).

La partie administrative

Comme on ne s’installe pas dans un nouveau pays comme à la table d’un restaurant, nous avons dû déterminer par quels moyens partir à Québec. En d’autres termes : sous quel statut résider au Canada, à Québec, en toute légalité et de manière à pouvoir y travailler.

Pour les moins de 35 ans, le plus simple reste le PVT (Permis Vacances Travail). Le PVT permet d’obtenir un permis de travail ouvert de 2 ans pour tout le Canada (ou éventuellement le Jeune Professionnel, qui est un permis fermé). Ce PVT s’obtient par tirage au sort (et contre quelques 250€ si vous allez au bout des démarches). Devinez qui a moins de 35 ans et a été tiré au sort en début d’année 2022 ? Et devinez qui a été tiré aussi au sort à quelques semaines de partir au Canada ? Oui, c’était totalement improbable que je sois tiré au sort puis que ma femme le soit aussi à son tour en Juin, et pourtant !

Si vous voulez plus d’infos sur le PVT (ou même tous les permis possibles pour immigrer au Canada), je vous conseille le site PVTistes.net qui est extrêmement bien renseigné sur le sujet.

Les démarches en France et au Canada

Être tiré au sort, c’est bien. Mais c’est tout juste la première étape avant de partir vivre à Québec. Et la plus simple, même si ce n’est pas de tout repos.

Il nous aura fallu monter sur Paris pour faire prendre mes empreintes et ma tête en photo (les données biométriques), ainsi que remplir divers formulaires et réécrire mon CV (pour le gouvernement canadien, rien à voir avec la recherche d’emploi). Et dans le même temps, regarder quelles démarches effectuer côté français (la sécu, les impôts, employeurs, abonnements divers, etc) pour être dans les règles.

Préparer le départ vers Québec

Préparer le départ, c’est commencer à chercher un logement, et donc découvrir un fonctionnement totalement différent de la France. Ici, les propriétaires demandent un historique de crédit (ce qui n’existe pas en France), la durée d’un bail est d’un an (du 1er juillet au 30 juin). Mais aussi : on ne peut pas quitter le logement quand on veut (pas de préavis ici, il faut trouver soi-même de nouveaux locataires), les animaux ne sont pas forcément acceptés (ou parfois avec des conditions telles que le dégriffage pour les chats…), il existe des logements en demi sous-sol, etc.

Notez au passage qu’il y a une pénurie de logements au Québec (et même au Canada de manière globale), faisant monter les prix.

On finit tout de même par trouver, mais l’appartement sera vide et l’agence fermant à 17h, pas sûr qu’on puisse récupérer les clés le jour de l’arrivée. Hôtel où AirBnb ? Un jour ou plusieurs ? Je vous laisserai lire « Conduire au Québec » pour le découvrir !

Autre étape importante : chercher l’école à proximité (on est sur Papas Pressés tout de même) et tout ce qui va avec (comment inscrire notre fils ? La garderie du soir ? Le bus ? etc).

Et enfin, la santé. Un gros dossier aussi. Le Canada possède un système similaire à la sécurité sociale française. Mais… c’est organisé par provinces. Dans le cas du Québec, il s’agit de la RAMQ, qui à des accords avec notre sécu française. Chouette !
Ou pas… puisqu’en tant que PVTistes, nous devons avoir une assurance privée (712€ pour 2 an/adulte ayant un PVT). Plot-twist : les mineurs ont le droit à la RAMQ ! Sauf qu’il faut être sur place pour s’inscrire et que les délais sont longs. Néanmoins, je vous conseille de prendre le RDV depuis la France pour gagner du temps.

Côté transport, c’est plutôt évident, l’avion est de mise. Mais où atterrir ? Montréal ou Québec ? Et en France, d’où partir ? Toulouse ? Paris ? Les tarifs changent parfois du simple au double selon la période et l’aéroport de départ. Et évidemment prévoir la location d’une voiture, ou réserver un van, etc.

Les ponts de Québec
Les ponts de Québec

Rien qu’avec ça, on aura passé de nombreuses soirées collées à nos ordis pour chercher les meilleures options pour nous quatre (ma femme, mon fils et mon domaine le chat et moi) et nos 6 valises en soute.

Faire Toulouse – Paris en voiture, puis Paris – Montréal en avion avant de faire Montréal – Québec en voiture de location nous revenait moins cher (au moment de la réservation en tout cas). Pour alléger la facture, nous avons utilisé le bon plan Ulysse proposé par le site pvtistes.net, avec 2 bagages soutes par personne offert.

dollars canadiens

Pour la location de voiture, les prix ont bondi par rapport à 2019. Une simple compacte est désormais affichée entre 500 et 700€ pour quelques jours. Et cela sans compter les frais supplémentaires pour déposer la voiture dans une autre agence. Avec 6 valises en soute, des bagages cabine, un chat et 3 personnes… il nous fallait plus gros qu’une compacte. Et, coup de bol, Alamo faisait une promo web sur les gros SUV “luxe”, type Cadillac XT5. Moins cher qu’une compacte qui plus est.
Un point de réglé, non sans inquiétude de ma part en lisant les conditions de récupération : avoir une carte de crédit, ou un billet retour. Mais je reviendrai sur ce point, notamment sur les cartes de crédit, dans l’article sur la location.

Un poil épuisant, sachant que dans la même période, il aura aussi fallu vider la maison à coup de ventes Le Bon Coin et MarketPlace. Si j’ai passé du temps à me rendre sur le parking proche de chez nous pour finaliser les ventes, ce n’est rien en comparaison du temps passé par ma femme à répondre aux gens sur les plateformes. Des heures à répéter les mêmes choses : « oui c’est dispo, non on ne fait pas d’envoi, l’objet fait telle taille comme indiqué dans l’annonce » et j’en passe. 

Départ et arrivée au Québec

Avec toutes ces étapes, nous nous sommes vite retrouvés au jour J : le 5 juillet, date de notre vol vers Montréal avec Air Canada. Avec l’aide de la famille, on est arrivés suffisamment tôt, pour ne pas être gênés par les différentes perturbations à l’aéroport de Roissy. Et on a bien fait, ne serait-ce que pour s’éviter un stress supplémentaire. Un petit retard d’avion de 40 minutes et on enchaîne avec 7h de vol avant d’atterrir sur Montreal vers midi (soit 18h dans nos têtes).

À l’arrivée, direction l’immigration pour récupérer mon permis de travail, une fiche visiteur pour Jules et un tampon dans le passeport de ma femme. Je dirais qu’en 45 minutes, c’était plié ! Une chance, quand on sait que de nombreux immigrants se retrouvent à attendre plusieurs heures sur place.

Le plus “dur” est fait. Mais le marathon continue, avec la récupération des 6 valises, un passage à l’inspection douanière et enfin la sortie de l’aéroport. 

Voilà, on y est ! On est enfin au Canada !

La prochaine grosse étape, c’est l’hôtel, à Québec. Soit 3h de route (on ne raisonne pas tellement en kilomètres ici, plutôt en temps de route), dont la traversée de Montréal. Mais pour ça, il faut d’abord récupérer la voiture de location !

Si vous avez des questions, vos commentaires sont les bienvenus. Et pour la suite de notre aventure, rendez-vous sur l’article « Conduire au Québec : Volkswagen Atlas V6 et Subaru Impreza 2.5i » !

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