Conduire au Québec : Volkswagen Atlas V6 et Subaru Impreza 2.5i

Conduire au Québec est un passage quasi-obligatoire. Puisque la province est, à l’instar du Canada, vaste. Très vaste même, avec une superficie de près de 3 fois la France.

À moins de rester à Montréal, il est vite compliqué de se déplacer sans voiture. Et dans notre cas, conduire est l’une des premières choses que nous allons faire au Québec.
Pour rappel, nous avons atterri à l’aéroport de Montréal et nous devons nous rendre à Québec, à 3h de route de là.

Cet article peut se lire indépendamment du précédent. Mais si vous voulez avoir tout le contexte lié à notre expatriation au Québec, je vous conseille tout de même de lire « Partir vivre au Québec« .

Conduire au Québec

Premier trajet : Montréal – Québec en Volkswagen Atlas

Pour faire Montréal – Québec, soit environ 3h de route, le plus simple reste la voiture. En prévision de ce trajet avec toutes nos valises, nous avions réservé une voiture chez Alamo pour nos 4 premiers jours. Plus précisément, un véhicule de la catégorie SUV luxe type “Cadillac XT5”. Non pas que j’aie fait ma diva, mais une promo rendait cette catégorie moins chère que la catégorie des compactes, type Corolla. Une promo qui tombait bien ! Et accessoirement, ça correspondait totalement à notre besoin vu le nombre de bagages.

Une fois sortis de l’immigration canadienne, direction le loueur Alamo. On a quelques minutes d’avance sur l’heure de réservation, c’est nickel. Enfin, c’est ce que je me disais…
On aura attendu près de 45 minutes pour récupérer la voiture, avec quelques péripéties en prime. 

En effet, comme je le disais dans l’article précédent, j’avais quelques appréhensions vis-à-vis des conditions de la location. À savoir : avoir une carte de crédit (au sens “nord-américain” du terme, voir ci-dessous) ou un billet d’avion retour. Deux choses que nous n’avions pas lors de la réservation. Heureusement, un mois avant le départ, nous avons eu la bonne idée de prendre une carte “gold” à débit différé, portant la mention “crédit”.

Carte de crédit et de débit ?

Il faut savoir qu’en France nous avons tous des cartes de débit. Cartes que nous appelons cartes de crédit par abus de langage. Regardez sur votre propre carte, elle porte probablement la mention débit (à quelques exceptions près). Éventuellement, vous avez une carte à débit différé avec la mention “crédit”.
Or ici, au Canada (et aux USA), il existe deux types de cartes : débit et crédit. 

La carte de débit

La carte de débit permet de faire des achats du quotidien (les courses, l’essence, les loisirs, etc). Mais n’ayant pas de code de sécurité au dos, la carte de débit au Canada ne permet pas d’acheter sur internet. 

La carte de crédit

La carte de crédit, c’est presque pareil que la carte de débit, les achats sur le net en plus. À un (gros) détail près : c’est la banque qui vous prête de l’argent. Argent que vous devez rembourser selon ce que vous dépensez.  Et le taux de remboursement en cas de retard ? 19,9%, ça pique !

Je sais que certains vont se dire “ben dans ce cas, n’utilise que la carte de débit”. Sauf qu’ici, on doit se construire une cote de crédit. Une sorte de note personnelle sur votre gestion financière, qui va de 300 à 900.
Cette cote va servir à de nombreuses choses : location d’appartement, facilités pour emprunter (immobilier, autos, etc), voire même pour certains emplois. Difficile de s’en passer sur le long terme donc.

Sauf que notre carte de crédit française, est au seul nom de ma femme. Pour le loueur, ce doit être elle le conducteur principal. Alors que sur la réservation initiale, c’était moi, et elle en conducteur secondaire. Rien de grave en soi, si ce n’est quelques minutes de perdues au comptoir. 

Ce n’est rien en comparaison de la longue attente avant de découvrir notre SUV. Ou plutôt VUS comme on dit au Québec. En l’occurrence, un Volkswagen Atlas 3.6 V6 4Motion. Un beau bébé de 276 ch (361 Nm) en traction intégrale, avec une boîte automatique à 8 rapports. Côté dimensions :  5,09 mètres de long pour 1,99m de large et chaussé en 20 pouces. Et surtout plus de 580 litres de coffre, qui étaient nécessaires pour l’ensemble de nos valises.

Même si, je l’avoue, venir en Amérique du Nord pour se retrouver avec une VW, il fallait le faire.

Par contre, l’agence de location avait oublié le siège auto. On le demande et l’employé nous amène un… carton ! Nous voilà donc, ma femme et moi, à monter le siège auto là, sur le trottoir. Au moins, le siège est neuf, c’est plutôt positif. Entre nous, ce n’est pas nécessairement la chose que nous avions follement envie de faire après 7h d’avion.

Volkswagen Atlas 3.6 V6 4Motion sur les routes du Québec

Avant d’embarquer, quelques mots sur mes premières impressions face à ce Volkswagen Atlas. À première vue, c’est une sorte de VW Touareg un peu moins luxueux, mais pas low cost pour autant. Chaussé en 20 pouces, l’Atlas semble massif du point de vue d’un Européen, mais vu les SUV environnants, il semble se fondre dans la masse ici.

Essai du VW Atlas V6 à Montréal

À bord, le cuir est omniprésent. On en trouve des sièges jusqu’au volant. Mais aussi une tonne d’équipements divers et variés : maintien dans la voie, régulateur adaptatif, digital cockpit, sièges et volant chauffant, toit panoramique, clim multi-zone et j’en passe. La liste est bien trop longue, mais ça colle totalement avec l’esprit SUV généraliste premium. Ce n’est pas la voiture qui me fait le plus rêver, mais je sais qu’au moins les heures de route à venir vont se faire dans un confort royal.

Allez hop, tout le monde à bord de l’Atlas et c’est parti pour traverser Montréal avant de rejoindre Québec. Autant vous dire que j’étais heureux d’avoir une boîte automatique, simplement parce que ça fait ça de moins à gérer. Non pas que la circulation dans Montréal soit dense ou compliquée, mais c’est une première pour moi en Amérique du Nord. Il faut composer avec la fatigue, le décalage horaire et un code de la route un peu différent du nôtre. Un essai presse, un peu plus musclé en quelque sorte !

Le code de la route au Québec

Un panneau stop au Québec

Vous vous en doutez, le code de la route au Québec diffère du code français. Tant par sa signalétique et ses règles, que par l’usage et l’interprétation qu’en ont les Québécois. Un peu comme les Français et le code de la route en France hein (oui oui, vous savez de quoi je parle).
Par exemple les feux, qui sont situés après les intersections. Ou encore les carrefours à 4 stop, où le premier arrivé au stop à la priorité, puis le second, etc. Ce qui peut amener à des situations cocasses, ou personne ne passe par politesse ! 

D’ailleurs les panneaux « stop » sont traduits par « arrêt ». Et il y en a beaucoup au Québec, mais alors beaucoup ! 

La limitation de vitesse au Québec

Autre signalétique qui diffère, l’affichage de la vitesse. Effectivement, les panneaux sont aussi sur fond blanc. Mais ils sont rectangulaires et plus discrets qu’en France (pas de gros cerne rouge pour indiquer une limitation). Notez qu’on trouve aussi quelques panneaux « numériques » à fond noir, dont la valeur change selon la météo. J’en ai vu un près de chez moi passer de 50 à 30 lors de fortes pluies.

En ville, la limite de vitesse oscille entre 30 et 50 km/h. 

Sur route, la limite de vitesse est fixée à 90 km/h, avec quelques portions plus lentes. 

Et sur autoroute, les panneaux indiquent la vitesse maximum, à savoir 100 km/h, ainsi que la vitesse minimum (60 km/h). Parce que oui, on roule plus lentement au Québec qu’en France. Enfin ça, c’est la théorie.
Dans la pratique, au Québec on roule entre 10 à 20 km/h au-dessus des limitations de vitesse sur autoroute. Du moins, c’est la limite tolérée par la police au Québec si les conditions sont bonnes. En revanche, les quelques radars automatiques à Québec appliquent une tolérance zéro et, à l’inverse de leurs homologues français, ils sont discrets. Pas d’habillage flashy jaune et noir, juste un poteau.

Les feux rouges au Québec

Si vous arrivez à une intersection avec un feu rouge, j’espère que vous êtes bien placés (avant l’intersection) parce qu’il peut y avoir 5, voire 6 voies. 

Les feux rouges au Québec

Tout à gauche, il faut attendre le feu qui autorise de tourner à gauche, logique (mais vu le placement des feux, ce n’est pas toujours intuitif pour un Français).

À droite, c’est presque pareil. Enfin presque, puisqu’il est possible de tourner au feu rouge pour aller à droite. Sauf si vous êtes à Montréal ou que des piétons traversent (ou attendent de le faire) ou encore que la signalisation vous l’interdit. Et comme je sens que vous n’êtes pas encore perdus, certaines interdictions ne sont valables qu’à certains moments. Par exemple, du lundi au vendredi de 7h à 22h.

Quoiqu’il en soit, les premiers virages à droite à un feu rouge sont assez déroutants. Comme l’impression de faire quelque chose de totalement illégal !

Les autoroutes au Québec

Pour ce qui est de l’autoroute, c’est assez simple. Sauf pour certains échangeurs, qui peuvent vous amener sur 3 ou 4 destinations différentes. Imaginez votre sortie habituelle, donnant accès à 3 autoroutes différentes. 

Aussi, en termes d’usages, l’habitude de rouler dans la voie la plus à droite m’a joué des tours ici. La voie de droite sur autoroute finit souvent par se transformer en sortie. Mieux vaut rouler dans la voie du milieu donc (ou tout à gauche éventuellement, si ce n’est pas une voie réservée au taxis et bus).

Bref, je vous laisse imaginer ce que ça donne avec la fatigue, pour la première fois de votre vie au Québec !

L’autoroute entre Montréal et Québec

Revenons-en a notre trajet sur l’autoroute entre Montréal et Québec. On a réussi à sortir de Montréal, avec quelques petits bouchons mais sans grosses difficultés. Le toit panoramique de l’Atlas nous aura permis d’admirer les gratte-ciel de Montréal.

Pour monter sur Québec, il existe deux possibilités. Soit en longeant le Saint-Laurent, soit en coupant par les terres. J’ai laissé Waze choisir pour moi, donc ce sera la seconde option. Les paysages sont plutôt bucoliques et sur certaines portions, on se croirait volontiers en France. Une France où l’on afficherait l’essence moins chère que le diesel sur les stations d’autoroutes. Improbable !

Volkswagen Atlas, confort à bord !

L’Atlas est tellement confortable qu’on aura dû lutter contre la fatigue. À ce niveau, ce n’est pas tellement le 3.6 V6 qui m’aura aidé. Il est discret, c’est à peine si on l’entend en mettant le pied dedans. Oui, même fenêtres ouvertes.

Côté suspension, on est sur un canapé roulant. Même malmené sur des portions de route défoncées par les travaux et les nids de poules, l’Atlas reste confortable pour le conducteur comme pour les passagers. Je soupçonne cet Atlas V6 d’avoir des suspensions actives, mais difficile à affirmer sans fiche technique pour s’en assurer.

Ses seuls défauts à ce stade, ce serait son poids et sa consommation. 

Les 2 tonnes du VW se font ressentir essentiellement en virage. Le SUV allemand à tendance à sous-virer, et c’est encore plus flagrant lorsque le coffre est rempli de 6 grosses valises. En toute transparence, sur 4 jours de location, la majorité des virages rencontrés se résument à des échangeurs ou quelques portions sinueuses dans Québec. Pas vraiment de quoi pousser l’Atlas dans ses retranchements. Cela dit, ce n’est pas vraiment un SUV destiné à une conduite dynamique, mais plus à transporter sa famille de manière confortable. Et sur ce point, la mission est réussie. 

Pour la consommation, sur un peu moins de 600 kilomètres, entre autoroute et ville, la moyenne approche des 12 litres au 100. C’est beaucoup pour des standards européens, mais pas tant que ça pour l’Amérique du Nord et un SUV de 276 chevaux de 2 tonnes.

Peut-être même plus raisonnable que l’Impreza et ses 10 litres au 100 pour 170 chevaux.

Subaru Impreza 2.5i louée sur Turo

Subaru Impreza 2011
Si vous zoomez assez, vous verrez peut-être la WRX dans le fond 😉

La location de voiture traditionnelle coûtant un bras, nous avions déjà prévu de rendre la location Alamo le vendredi suivant notre arrivée.

Pour la suite, nous avons opté pour la location “entre particuliers” d’une Subaru Impreza 2.5i de 2011, via Turo. Si mon premier choix s’était porté sur un sympathique Tacoma V6 et double cabine, il a fallu se rabattre sur plus petit après une annulation du propriétaire. Je vous passe aussi les détails sur la Hyundai que j’ai dû annuler rapidement à la demande de la propriétaire, qui s’était trompée de localisation (à 450 km près…).

Ce qui nous amène donc au 8 juillet, 8h30, pour récupérer cette Impreza blanche de 2011 auprès de la très sympathique Brenda. Qui est aussi propriétaire d’une MX5 NB grise. Un signe ? Allez savoir !

Quoiqu’il en soit, la Subaru de Brenda est une version sedan “sport” en blanc nacré. En effet, cette finition Sport apporte un quelques éléments supplémentaires : bas de caisse, spoiler de coffre, intérieur cuir avec sièges sport. Quant au protège capot (ou déflecteur d’insectes), il est plutôt courant d’en voir ici.
Côté motorisation, l’Impreza est équipée du fameux moteur boxer. Cette version atmosphérique de 2.5l propose 170 chevaux, et vient avec une boîte automatique à 4 rapports ainsi qu’un système de traction intégrale. C’est une Subaru tout de même ! 

Daily nord américain 

Toutefois, si le nom évoque en France la sportivité et le rallye, cette Impreza est simplement un daily nord-américain. C’est un peu la Peugeot 308 ou la Renault Megane locale en fait.

Du reste, la boîte automatique est inadaptée à une conduite dynamique, même avec son mode « sport ». En effet, même avec ce mode, impossible d’aller haut dans les tours pour chercher ce côté rageur qu’on aime tant sur les japonaises. C’est assez frustrant, y compris en virage, puisque j’ai eu la sensation de ne pas pouvoir relancer la voiture comme je le voulais.
Au final, la boite auto est tellement castratrice qu’elle donne l’impression d’avoir un véhicule un peu poussif malgré ses 170 chevaux. Ou alors le moteur était totalement rincé à 143 000 km.

Subaru Impreza sur le parking de Costco

Le confort à bord est plutôt sommaire, voire carrément austère en comparaison avec le Volkswagen. En dehors des sièges et volant en cuir, du régulateur de vitesse et des vitres électriques, les seules autres options se résument au toit ouvrant et à la radio satellite. 

Malgré tout, cela ne nous a pas empêché de nous balader en famille dans tout Québec, toit ouvrant ouvert.
J’ai pris plaisir à conduire cette caisse, avec ce petit goût de rêve de gosse. Ce n’est pas une WRX, mais ça reste une Impreza. En outre, au prix où était la location, je n’ai pas à m’en plaindre. 

Et la suite ? Je vais probablement écrire un article sur notre première voiture à nous ici, au Québec, et sur les démarches liées à l’achat d’une voiture. 

Si vous me suivez sur Instagram, vous savez déjà de quel modèle il s’agit. Pour les autres, je vous dirais juste qu’elle à un 2.4l de 200 chevaux sous le capot.

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