Malus 2021 : l’écologie a bon dos…

Malus 2021 : Le malus continue de grossir d’année en année, avec un seuil de base toujours plus bas, un montant maximum toujours plus élevé. Et le tout, toujours basé sur le seul CO2, qui favorise indirectement les diesels. Diesels que le gouvernement veut bannir a terme. Le laisser passer A38 dites-vous ?


Un malus glouton

C’est clairement ce dont il s’agit, d’un malus glouton qui en veut toujours plus. Sa bonne résolution à ce malus 2021, c’est de commencer avec 0 euros à 131g (contre 138 cette année) et d’augmenter progressivement avant de prendre une fusée et réclamer 40 000€ à partir de 225g de CO2. Soit le prix d’un véhicule neuf.

Dans le fond, je comprends que le gouvernement veuille soutirer un peu d’argent aux futurs acheteurs de véhicules de luxe et autres premiums puissantes. Mais a force d’être gloutons et de tirer sur la corde, il va y avoir quelques soucis. En effet, je doute que les professionnels de l’automobile apprécient ce nouveau tour de vis, même si nos constructeurs nationaux ont déjà prévu le coup (et le coût).

La Mégane RS tire sa révérence, Peugeot propose une gamme sportive et hybride avec des émissions basses de CO2, Alpine devrait pouvoir maintenir son A110 avec un malus relativement contenu.

GT86 GR Sport

En revanche, il va falloir définitivement tirer un trait sur les sportives populaires et accessibles. Ni même penser a l’achat de motorisations dites nobles et sans réelle hybridation, du moins pas sans se ruiner en malus, carte grise et autres taxes sorties du chapeau.

C’est là un des points qui me gêne le plus. Parce que si une caisse comme la nouvelle M3 a plus de 100 000€ reste relativement inaccessible pour ma part, comme pour le commun des mortels, l’offre de voitures plaisir accessibles s’amenuise peu à peu. Tuées à petit feu par ce type de taxes. Il faudra attendre quelques années pour que les sportives hybrides ou électriques se démocratisent afin de voir les coûts baisser.

L’écologie à bon dos

L’autre point qui me gêne, c’est toujours le même depuis que j’écris des articles sur les malus. En 2018, en 2019, et aussi pour le malus 2020, j’évoquais le côté aberrant de ce malus écologique qui ne se base que sur le seul CO2. Initialement, cela faisait sens, en favorisant indirectement la vente de motorisations diesel. Ces mêmes motorisations désormais boudées suite a diverses décisions gouvernementales. Tant mieux pour les hybrides qui bénéficient d’un rejet de CO2 assez bas, même en cycle WLTP.

Mais baser une taxe qui prétend limiter la pollution en ne se basant que sur un seul paramètre, c’est de l’hypocrisie. Et le malus 2021 n’y échappe pas.

Rien d’étonnant cela dit pour qui s’intéresse un peu a la politique par chez nous. Les leviers sont toujours similaires : on met en place une mesure, on ne revient jamais dessus. Au contraire, on pousse toujours plus loin en fermant les yeux, il ne faudrait pas montrer qu’on se trompe. Et si ça rapporte 500 millions d’euros comme le malus 2019, pourquoi se gêner ?

 

 

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